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Gabon : Une école de la forêt au service de la biodiversité​

Le Gabon, la plus grande réserve de biodiversité d’Afrique

700 espèces d’oiseaux, 98 espèces d’amphibiens, entre 95 et 160 espèces de reptiles, près de 10 000 espèces de plantes, plus de 400 essences forestières et 198 espèces différentes de mammifères.

Ces chiffres impressionnants font du Gabon le pays d’Afrique avec la plus grande biodiversité du continent. Eléphants, panthères, perroquets, arbres centenaires, essences rares, plantes médicinales… Si la forêt primaire gabonaise est l’une des plus belles au monde, sa biodiversité unique est aujourd’hui menacée par des braconnages de plus en plus intenses.

L’école de la forêt, lieu de rencontre et d’actions en faveur de la préservation de la forêt

La première école de la forêt au Gabon se veut un lieu de rencontres, d’actions et de formations locales et internationales pour la préservation, la valorisation et la transmission des savoir-faire et des savoir-être en lien direct avec la forêt.

Cette école sera ouverte aux enfants, aux jeunes et aux adultes, gabonais et venus d’ailleurs, pour devenir eux aussi des gardiens de l’équilibre entre l’humain et la nature partout dans le monde.

© Emilie Chaix
© Emilie Chaix

Des actions pour l’écologie, la santé, l’éducation, l’art et la culture

Au cœur de la forêt primaire, il s’agit de mettre en place de multiples actions pour l’écologie, la santé, l’éducation, l’art et la culture :

  • Transmission des techniques de préservation et gestion durable de la forêt (arbres, plantes, animaux…) : protéger et prélever, sans « exploiter », en respectant les cycles du Vivant.
  • Création d’un espace de jardin de plantes médicinales (ex : culture de l’artemisia pour prévenir et soigner contre le paludisme, en partenariat avec les maisons de l’Artemisia) ;
  • Création d’une pharmacopée écrite et protégée, pour la transmission aux générations futures et pour lutter contre la biopiraterie (dans le respect du protocole de Nagoya sur la protection de la diversité biologique) ;
  • Création d’un centre de soins traditionnels et spirituels, pour mieux se reconnecter et retrouver l’équilibre entre son corps et la nature (méditations, chants, danses de reconnexion…) ;
  • Ecole de formation et de transmission des savoir-faire et des savoir-être pour la préservation de la forêt et de sa biodiversité. Création de locaux, avec des salles de formation, grande salle de conférence, sanitaires et hébergements, construits avec des techniques traditionnelles et écologiques ;
  • Jardin en permaculture biologique pour viser l’autonomie alimentaire du village afin de répondre aux besoins de la communauté permanente et des visiteurs ;
  • Création d’un atelier d’artisanat et des ateliers de musique traditionnelle 

La sensibilisation de toutes les générations et la préservation des savoirs-faire

Les résultats attendus de ce projet sont multiples :

  • Sensibiliser et former les populations locales en partenariats avec les écoles, universités, associations villageoises (pour notamment lutter contre le braconnage), parcs nationaux, etc. ;
  • Sensibiliser et former les visiteurs internationaux (citoyens, scientifiques, artistes, écologistes, chef d’entreprise, etc.) pour qu’ils puissent devenir acteur de changement et gardiens de la nature sur leur propre territoire ;
  • Préserver les connaissances et la gestion durable des plantes médicinales ;
  • Semer les graines de conscience pour revaloriser le patrimoine naturel et culturel ;
  • Préserver les savoir-faire et les savoir-être acquis depuis des millénaires, pour aujourd’hui et demain, dans le respect de l’équilibre entre l’humaine et la nature 
© Emilie Chaix

Assossa : Chef traditionnel, maître Nganga et naturaliste

Né il y a 44 ans dans un village puvi, proche des pygmées de la forêt primaire du Gabon, Assossa est Maître Nganga (chamane).

Fin connaisseur de la forêt, l’homme-médecine maîtrise une pharmacopée riche de plus 1000 plantes et peut identifier autant d’espèces d’arbres. Véritable naturaliste, il a été initié depuis l’âge de 8 ans à  communiquer avec la forêt. Permaculteur, chasseur et cueilleur capable de vivre en autonomie, il est aussi sculpteur, chanteur, musicien, conteur et gardien de la sagesse des ancêtres.

Il aime à transmettre ses savoir-faire et savoir-être et parler des essences de sa forêt entre science et tradition. Chef traditionnel de son village, il a déjà voyagé en France, au Brésil et au Vietnam pour sensibiliser le public lors de conférences et partager ses connaissances. Il souhaite aujourd’hui s’investir davantage dans la transmission concrète et locale de sa forêt auprès du grand public : « Celui qui souhaite vraiment approfondir son lien avec la nature, doit expérimenter la forêt de l’intérieur… », dit-il.

Agir ensemble !

Rejoindre One Song One Earth, c’est participer à la protection des peuples autochtones et de leur héritage. C’est également transmettre son patrimoine en agissant pour un avenir durable et responsable en luttant contre la dégradation d’écosystèmes fragiles et menacés.

Découvrez le second projet que nous soutenons

L’association soutient plusieurs projets à haute valeur environnementale. Découvrez les !

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La protection des peuples autochtones

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